Réduire les émissions de méthane pour un impact à court terme

En matière de lutte contre le changement climatique, la réduction des émissions de méthane offre un moyen d’action efficace à court terme. Forte de cette conviction, Veolia développe depuis plus de 20 ans des technologies de capture et de valorisation du méthane. Elle est également membre de la Coalition pour le Climat et l’Air Pur (CCAC),  qui lutte contre les effets de ces polluants à courte durée de vie. Gary Crawford, Directeur des Affaires internationales au sein de la DAP de Veolia, revient sur cet engagement concret.
 

Réduire méthane 2



La valorisation du méthane : un levier d’action à court terme
« En matière de lutte contre le changement climatique, les efforts sont principalement dirigés vers le CO2 et notre dépendance à l’égard des énergies fossiles. Or on a récemment vu croître l’intérêt pour les SLCP (Short living climate pollutants),  ces polluants à courte durée de vie, dont il est urgent de réduire les impacts. Avec un pouvoir de réchauffement bien plus puissant sur un temps plus court que le CO2, la réduction de leurs émissions a un impact décisif sur le court terme. Les installations de stockage des déchets non dangereux représentent la 3e source d’émissions de méthane. Dans ce domaine, l’expertise de Veolia peut faire la différence.

Une large gamme de solutions éprouvées

Méthane gamme solutions


Depuis plus de 20 ans, nous concevons et opérons des technologies de valorisation du méthane comme biogaz et source d’énergie, très efficaces pour la gestion des déchets alimentaires ou agricoles. C’est également vrai pour les boues des eaux usées ! Dès que c’est possible, nous mettons en place des systèmes « intelligents » qui permettent la redistribution locale des énergies produites.  Ce biogaz, transformé en chaleur ou en électricité est une énergie renouvelable,  que l’on peut substituer aux énergies fossiles. Le Groupe s’est donné pour objectif, d’ici 2020, de cumuler 100 millions de tonnes équivalent CO2 d’émissions réduites et  d’éviter l’émission de 50 millions de tonnes d’équivalents CO2 et de capturer 60% du méthane produit sur nos sites. C’est un challenge, mais nous avons les technologies pour y arriver. A travers la voix de son PDG, Antoine Frérot, le Groupe participe activement au débat sur la valorisation du méthane, et plus largement, la réduction des émissions de SLCP. Nous croyons ainsi fermement que nos technologies peuvent, localement, y contribuer avec de réels bénéfices, que ce soit en matière de santé publique, de gestion des ressources et, bien sûr, d’attractivité des villes.

CCAC : des actions concrètes
Seuls des partenariats de haut niveau et des collaborations fructueuses peuvent permettre de réellement déployer et généraliser ces solutions. C’est pourquoi nous avons décidé d’intégrer, dès 2012, la CCAC, au sein de laquelle coopèrent 49 pays, 44 ONG et 16 organisations internationales. Nous y échangeons et travaillons avec des partenaires (Ministères, agences, Banque Mondiale, C40 Cities, PNUE, ISWA, …) pour transformer les projets des villes en solutions concrètes largement déployées. Cela passe par exemple par le développement d’une plateforme de connaissances, un support technique en la matière et l’élaboration de schémas de financement. Aujourd’hui, 30 villes sont engagées dans la CCAC, et nous souhaitons que leurs succès en termes de réduction des émissions en convainquent 150 d’ici 2020, et puis pourquoi pas 1000 ensuite! Les débats de la COP21, auxquels participeront Veolia et la CCAC, seront l’occasion d’alerter davantage de parties prenantes et ainsi, d’accélérer la mise en place d’actions concrètes et efficaces ».